. Interview Pascal Wagner - President du SCUF Omnisport et ancien joueur : (réalisé le 24/03/2006).
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d'identité Nom - Prénom : Wagner Pascal Année de naissance : 1955 Situation maritale : Marié avec 4 enfants |
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1 - Tout d'abord, revenons sur ta carrière de joueur. Comment es tu arrivé au Rugby, au SCUF ?
Je suis arrivé au SCUF en 1979 si ma mémoire est exacte, entrainé par Philippe Asantcheff qui m'avait vanté les qualités "humaines" de ce club à forte connotation estudiantine. Je n'avais jusqu'alors pratiqué le rugby que dans un cadre scolaire et universitaire, notamment à Normale Sup où j'ai eu la chance de croiser la route de Peter Macnaughton. En clair, j'étais plus attiré par l'esprit festif que par la volonté de faire carrière. L'équipe 3 du SCUF m'ouvrait ses bras pourquoi dire non. Il se trouve qu'assez vite André Celhay a souhaité me donner ma chance en réserve puis en première comme demi de mélée. Au SCUF, j'ai joué 9,10 ou 15, poste que j'ai occupé pendant toute la saison qui a conduit à la montée en deuxième division en 1981 et ce durant tous les matchs.
2 - En 1992, tu deviens président du SCUF, dans quelle condition as tu été amené à occuper ce poste ?
Je ne sais plus exactement comment les choses se sont passées. On m'a proposé de rentrer au comité du SCUF ( 1983 ou 1984) où je suis devenu Secrétaire général adjoint sous la Présidence du Docteur Martin avec Dominique Tardi comme Secrétaire général. J'ai été nommé Secrétaire Général puis Président en 1994. Depuis, les successeurs ne se bousculent pas au portillon .
3 - Aujourd'hui, quels sont les grands chantiers du SCUF, et plus particulièrement du rugby ?
Les grands chantiers à gérer sont ceux qui concernent la croissance du club qui avec 1500 licenciés dans les sept disciplines pratiquées représente sinon un grand club du moins un club de taille respectable. Nous avons une vocation de club formateur et devons nous en donner les moyens humains d'abord, financiers ensuite pour disposer d'un encadrement de qualité.Le rugby n'échappe pas à cette problématique. Avec ses multiples catégories ( Ecole de sport, cadets, juniors, seniors) qui entrainent la dispersion et nécessitent un encadrement nombreux, il faut trouver des terrains et des entraîneurs. Si la question du financement n'est pas accessoire, elle n'est pas primordiale. Dans nos rapports avec la Ville de Paris, je leur dis qu'il est plus important pour nous d'avoir des terrains de sport ou des piscines que de l'argent. Je crois que quand il y a un projet de qualité, le SCUF se mobilise et trouve les ressources financières.
4 - Un stade de rugby propre au SCUF, on peut encore y croire après 111ans d'errance ?
J'en rêve parfois en sachant que cela nécessiterait de passer à la vitesse supérieure. Plus que d'un terrain de rugby, je rêve d'un complexe sportif qui regrouperait toutes les disciplines avec, cerise sur le gateau, un club house. Cela dit, c'est encore un rêve.

5 - Il n'existe quasiment aucune relation entre les différentes sections du SCUF, trouves tu cela dommageable pour le club ?
C'est vrai et c'est pourqoui mon rêve est global et pas seulement pour mon sport d'origine. Le SCUF regroupe des sports individuels (natation, tennis, escrime, golf) et collectifs (rugby,volley-ball, basket-ball) mais presque tous participent à des championnats par équipe. Il y a donc un esprit de club qui existe même si les rapports entre sections sont assez rares.
6 - Pour revenir à ta carrière de joueur, quels sont les grands souvenirs que tu as en mémoire ?
Le match de la montée en 1981 et la fête qui s'en est suivie. Les matchs ensuite jusqu'aux quarts de finale avec l'envie de continuer l'aventure. Il ya eu également quelques grands moments à Stratford et à Arcachon où les stages de pré-rentrée sportive ont soudé des amitiés fortes.
7 - Après un discours qui restera dans les mémoires pour le centenaire de la Rose Cup (surtout la version espagnol...), comptes tu te rendre à Stratford cette année ?
Les contraintes de calendrier m'empêchent d'aller à Stratford cette année. Je laisse donc le flambeau à Lionel qui je n'en doute pas saura trouver les mots ou la langue qu'il faut pour épater l'Anglois!!! De toute façon, en règle générale,j'essaye de ne pas trop préparer mes discours pour laisser libre cours à mon inspiration ce qui, l'émotion aidant, me donne parfois le don des langues.......
8 - Le SCUF vient d'acquérir son billet pour remonter en Honneur, tu as suivi le parcours des Noir et Blanc ?
Bien sur, même si je suis rarement au bord du terrain, je suis avec délectation les comptes rendus dominicaux de François et je me suis réjoui de ce retour en catégorie supérieure que j'espère être une étape vers les sommets. La seule chose que j'ignore est la hauteur du sommet mais s'il y a des ambitions, nous trouverons les moyens.
9 - Avec une ligne directrice d'amateurisme chère au fondateur Charles Brennus penses tu que le SCUF puisse prétendre un jour envisager une montée en Fédérale 3, ou le SCUF est à sa place en Honneur ?
J'ai répondu par avance. C'est l'ambition qui déterminera le niveau optimal. Mon souhait est le retour en Fédérale 3 sachant que cela impliquera, non de tourner le dos à l'amateurisme mais de structurer le club et la section rugby, pour répondre aux défis que cela implique. Si nous devons remonter en Fédérale 3, ce sera avec l'ambition et les moyens pour s'y maintenir durablement. Je crois à la dynamique du succès mais cela se construit dans la durée.
10 - Si tu veux rajouter un petit mot.
A 111 ans, le SCUF est encore jeune et plein d'ambitions, il faut que cela dure et pour cela chacun doit apporter sa pierre à l'édifice. Il faut donc des bonnes volontés mais surtout la volonté.