. Interview Tanguy Gestin : (réalisé le 10/03/2008).
| Fiche
d'identité Nom - Prénom : Gestin Tanguy Année de naissance : 28.01.1987 Poste : troisième ligne. Poids - Taille : 86kg - 1m 89 Situation maritale : célibataire Profession : Etudiant en Biologie |
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1 - Ta carrière rugby ?
Le rugby n'a pas été mon tout premier sport, jai fait
beaucoup de judo, de tennis, de foot et puis, un jour, mon prof
de sport (en 5ème il me semble) ma
proposé de jouer au rugby. Je tiens à signaler quand même que
je suis issu dune famille où tout le monde a pratiqué le
football et où la culture ovale était étrangère. Mais
pourquoi pas me suis-je dit, lexpérience peut être
concluante ! Et elle le fût. Je me suis donc retrouvé à jouer
en UNSS au Collège Roland Dorgelès (qui nétait pas du
tout mon établissement) pendant un an.
Lannée suivante la section rugby disparaissait et cette
ambiance mavait bien plu ; jai donc recherché
un club et je me suis retrouvé par hasard au SCUF !
Cétait en 2000. Et depuis je suis resté fidèle en
passant toutes les catégories depuis mon arrivée en minimes
pour atterrir lannée dernière en senior. Il marrive
tout de même de tromper le SCUF de temps à autre en allant
jouer en universitaire avec Paris VI.
2 - Trouves tu que cette
saison ressemble à la précédente tant en terme de résultats
que de frustrations ?
Le maintien était lobjectif lannée dernière qui a
été parfaitement rempli avec de beaux moments comme une
défaite (cest rare comme bon moment) à Versailles malgré
un bon combat du SCUF, la victoire mémorable à Montmorency (mon
premier match à lextérieur en senior) où je me
souviendrai toujours de la dernière mêlée de la rencontre et
de Renat me disant : « Maintenant tu sais ce qui
va se passer » et bien non je ne savais pas... : pif
paf pouf.
Bref lannée dernière était une année charnière afin de
bien préparer lavenir : la fédéral 3. Cependant je
ne mattendais pas forcément que lambition de la
saison 2007-2008 aurait été tout de suite la montée (ce
nest pas du tout un manque dambition de ma part, loin
de là). On nous a expliqué que le groupe navait pas été
de si bonne qualité depuis des années que cette année
cétait lannée ou jamais pour la division 3.
Seulement il ne fallait pas oublier que tout se joue sur le
terrain et malheureusement nous ny avons pas été à la
hauteur à certains matchs. Je pense aussi que lon
naurait pas dû, non plus, nous monter si haut et si
rapidement mais laisser le temps aux résultats. Mais bon je
nai pas lexpérience de mes dirigeants, ni de mes
entraîneurs donc je ne reviendrai pas dessus plus longtemps,
jajouterai juste que la saison nest pas pour autant
un échec et quil reste encore trois matchs pour nous faire
plaisir et pour terminer la saison en beauté.

3 - Tu t'occupes de
l'encadrement des jeunes du Pole M. Rousié. Peux tu nous parler
de ton travail éducatif, des gens avec qui tu travailles, des
minots ?
Il est vrai que je me suis occupé, au début de la saison, de lentraînement des benjamins et minimes le dimanche matin (avant les matchs pour moi) à Max Rousié. Jaccompagnais donc dans cette aventure Pierre Foucher, J-P Petitet, Lawrence Platt et sans oublier Laurent Laguerre (ex-membre des Pink Floyd). Nous avions en fait quasiment que des débutants (effet coupe du monde oblige) dans toutes les catégories, il a fallu prévoir des ateliers, exercices qui reprennent les bases du rugby et expliquent les règles. Pour ma part je navais aucune expérience dans lentraînement de jeunes, je me suis rappelé de ce que javais pu faire en minime et jai tout appliqué. Jétais heureux de pouvoir transmettre mon amour du rugby que lon mavait transmis lorsque javais leur âge (Jai lair dun vieux con là ?). En plus des enfants du XVIIIè jai appris à jouer sur ce terrain et jétais content dapprendre que le SCUF avait enfin pris conscience quil y avait un réservoir jeune important et inexploité en effet il ny a aucun club parisien dans le nord (le plus proche étant à St Ouen). Maintenant pour promouvoir le tout il faudrait faire parler du club dans ces quartiers afin dattirer un maximum de jeunes. Actuellement je ne peux plus entraîner, je narrivais pas à accumuler lécole de rugby le matin, le match laprès midi (de temps en temps une petite soirée le samedi soir, chuut) et de surcroît je nhabite plus dans le quartier donc cest très difficile.
4 - Tu es aussi actif au
niveau de l'organisation de soirée SCUF, est-ce une affaire qui
roule ou manquez vous d'aide ?
Oui
cette année nous avons organisé avec Adrien de Liedekerke la
soirée du SCUF après que Maxime Hospital et Jérome Riboulet
nous aient passé la main. Cétait une soirée sympa mais
il a manqué un peu de monde pour que lon fasse de réels
bénéfices. Nous avions un peu merdé sur le choix de la date
car cétait en pleine semaine de partiels pour beaucoup
duniversités donc beaucoup de nos amis ne sont pas venus.
Mais lannée nest pas finie, on commence à
réfléchir à une prochaine soirée mais en essayant de ne pas
reproduire les mêmes erreurs : sy prendre plus tôt
pour la réservation, faire des flyers, affiches, mettre en place
une vraie structure publicitaire enfin ne plus faire seulement
confiance au bouche à oreille (qui peut très bien fonctionner
parfois). En fait ce qui est paradoxal au SCUF, cest
quil me semble que lon a lun des meilleurs
réseaux parisiens avec toutes les personnes qui ont pu jouer
pendant des années, simplement passer, qui connaissent le SCUF
par lintermédiaire de joueurs en soirées ou encore avec
la pléiade dentreprises où travaillent les joueurs et on
narrive pas à sappuyer là dessus pour trouver des
sponsors ou même des avantages pour louer des salles. Il ne faut
pas nous dire que le club na pas de relations ! En
tout cas tant que le club naura pas de club house, il
ny aura pas de réelle représentation scufiste au sein de
Paris.
5 - Comptes tu faire le
déplacement à Stratford cette année ?
Alors
là, jy compte bien depuis que jen entends parler.
Jai eu loccasion de voir le match du centenaire en
France alors que je nétais quen cadet et jai
ressenti régner une ambiance assez particulière, un petit
France-Angleterre de quartier mais avec des gars défendant
pleinement leurs couleurs de chaque côté. Lannée
dernière en raison dune blessure, je nai pas pu
faire les deux premières mi-temps (jai tout de même fait
la troisième). Mais le déplacement à Stratford, cest une
autre histoire enfin ce sont dautres histoires (tant du
côté sportif quextra-sportif) que je ne rappellerai pas.
Jai juste un désir cest que le déplacement soit
après le 15 mai car autrement une fois de plus je ne verrai pas
la ville de Shakespeare, concours oblige.
6 - L'Equipe de France :
comment juges tu le virage pris par Lievremont avec l'arrivée d'autant
de jeunes ?
Il
me semble que cest une bonne idée sil reste dans la
perspective de la coupe du monde 2011. Mais en faisant ce choix,
il faudra peut-être faire une croix sur certains Grand Chelem
comme cette année car face à des équipes expérimentées la
fougue de la jeunesse ne fait pas tout. Si on effectue une petite
analogie, on se rend compte que cest ce qui passe aussi un
peu en équipe première ; nous sommes plusieurs à avoir
moins de 21 ans : Hugo le Rigolo, Adrien le Belge, Thibault
la Blonde, Quentin la Tisse, Kévin le Kéké et sans oublier
tous ceux qui tapent à la porte. Il doit y avoir une petite
concertation entre les entraîneurs dhonneur et de France.
Le plus hallucinant pour nous cest de voir des joueurs de
notre âge évoluant déjà à ce niveau là. On dira que
cest grâce aux structures des clubs professionnels et à
la formation des petits clubs comme le nôtre.
7 - As tu une belle
anecdote SCUF à nous faire partager ? Ou une petite histoire ?
Jen ai plusieurs dans ma besace : celle dun pilier (je tairai son nom mais il se reconnaîtra) du Scuf en junior qui sest fait taggé entièrement le corps dans son sommeil à loccasion dun match amical à Pampelune. Mais ce nest pas celle-là que je voulais vous conter. Lhistoire se passe en cadet, nous nous étions déplacés afin de participer à un tournoi à Nay (vers Pau). Le soir de notre arrivée nous étions conviés à assister à une petite soirée dans la ville (une petite demi-heure de marche). Sur le chemin les chansons fusaient dans tous les sens (il était presque 22H), petit arrêt sur la place du village pour des photos de culs (au sens propre) devant la mairie, normal dira-t-on. Mais dans une longue rue adjacente une idée jaillie : Si on vérifiait qui est le plus rapide de léquipe ! Cependant ce serait trop simple, donc si on le faisait à poil !! Alors plusieurs candidats se sont positionnés au départ, le starter donne le signal les voilà partis dans une course folle mais chemin faisant les concourants croisent un participant inattendu : la gendarmerie. Ces messieurs, dans leur style très bling-bling, nous dévoilent tout leur attirail : gyrophares, haut-parleurs, etc. La seule solution était de fuir, nous avons pris les rues voisines en tentant de leur échapper et finalement ils ont attrapé nos entraîneurs et nous sommes revenus la queue entre les jambes. Lhabillement se déroula à une vitesse incroyable en piochant parmi toutes les fringues laissées à labandon, on se servait sans réellement faire attention à ce que lon prenait, certains portaient des pantalons trop courts dautres des pulls trop grands. Puis on a eu une petite discussion avec les forces de lordre, leur expliquant notre fait, et eux leurs venues (appeler pour tapage nocturne dans la rue : chants paillards et cris). Finalement aucun problème sauf auprès de la direction du tournoi qui a eu vent de notre exploit et ne voulait plus nous y accueillir.
Si t'as qqchose à rajouter ?
En avant Guingamp...