. Interview Michel BONTHOUX - Ancien joueur au SCUF et actuel entraineur des Seniors : (réalisé le 27/09/2007).
| Fiche
d'identité
Nom - Prénom : BONTHOUX Michel
Postes joués : cadet, junior, 3eme ligne avec quelques apparitions fréquentes en ¾ centre, en Universitaire pilier, en senior 3eme ligne aile ou centre et en fin de parcours pilier droite ou gauche (je n'avais pas de préférence). Situation maritale : Marié, un enfant, Guillaume, 15 ans Profession : formation de professeur d'EPS. .Je suis depuis 2002 mis à disposition de la Fédération Française des Sports Universitaires en tant que Directeur Régional de l&rsquo Académie de Versailles |
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1 - Ta carrière rugby ?
J'ai commencé à jouer en 1967 à l'école de Rugby de l'AUC. Mon père, toulonnais, donc travailleur immigré à Aix en Provence, suivait les déplacements de ces fameuses phases finales du "Ercété " et bien évidement cela m'a donné envie de pratiquer ce sport.
J'ai joué à Aix jusqu'en 1974-1975, jusqu'en junior au sein du club qui est devenu le PARC. La saison suivante 75-76, J'ai fait une année en licence rouge à Bègles puis 76-77 au BEC ; c'était l'époque ou j'étais étudiant au CREPS de Bordeaux.
Ensuite 3 ans à Aix en Provence de nouveau, puis enfin je me suis décidé à partir à Toulon en 1982, malheureusement pour une seule saison.
De 82-83, 83-84 à Montauban car j'étais étudiant au CREPS de Toulouse où j'ai eu la chance d'être champion de France Universitaire, et International Universitaire à XIII.
Encore une année à Aix en Provence (84-85) alors que j'étais en poste dans un collège à Marseille. Ensuite, en septembre 1985, affecté au Lycée Jules Ferry à Versailles, j'ai été contacté par Didier Nicolas qui entraînait le SCUF .J'avais connu Didier quand il était joueur au Racing. La première année au SCUF en tant que joueur, puis les 5 années suivantes en tant qu'entraîneur joueur.
1991-92 , 1992-93 entraîneur joueur à Noisy le Grand.
2 - Comment t'es
venu la vocation de devenir entraîneur ?
Dès mes études au CREPS de Bordeaux 1975/77, je me suis intéressé à la préparation physique. Donc dans tous les clubs où je suis passé par la suite, excepté Toulon, j'ai donné un coup de main sur ce sujet. Quand Didier est parti (86-87), Bruno Martin Neuville (le Président du Scuf) m'a proposé de prendre l&rsquoéquipe qui, cette année là, était en fédérale 2.
J'ai entraîné et joué au SCUF jusqu&rsquoen
90/91. Le club était en fédérale 3. J'ai encore
entraîné et joué deux saisons à Noisy Le Grand (Honneur ,
Fédérale 3). Puis Daniel Herrero m'a contacté pour
être éducateur au PUC où je suis resté quatre année pendant
lesquelles j'ai appris beaucoup de choses, mais il y a
eu une saison de trop , la 5ième.
93/94 avec les Junior Crabos c'est là ou j'ai
rencontré des futurs scufistes. Il y avait Florent Lazzerini,
Joeffroy Constant et Pierre Sampermans.
94/95 et 95/96 avec les Cadets où j'ai eu Gabriel Portier, Thomas Poletti
96/97 Les Juniors Reichel
97/98 La Nationale B avec Jean Trillo mais ce n'est pas mon meilleur souvenir.
98/99 après 2 mois à Versailles j'ai rejoins le Racing pour m'occuper de la Nationale B. L'entraîneur en chef était Didier Noureau qui est actuellement à Montpellier.
99/00 Une année presque sabbatique, je voulais souffler. Mes deux dernières saisons avaient été éprouvantes aussi bien humainement que sportivement. C'est alors que Jean Louis Inard m'a appelé pour venir aider Athis-Mons que j'ai entraîné jusqu'à Octobre 2004.
Puis Lionel Busson qui avait dû garder un souvenir pas trop mauvais de moi, (il était junior à l'époque ou j'ai quitté le SCUF), m'a contacté.
2005/2006 SCUF Promotion Honneur
2006/2007 SCUF Honneur
2007/2008 SCUF Honneur
Avec Lionel nous sommes bien d'accord :
si nous ne montons pas, avec à la clef une vrai aventure humaine
en Championnat de France, je partirai.
3 - Le statut de joueur-entraîneur est il aisé
ou est il plus confortable de n'être qu'entraîneur ?
C'est selon la division : un entraîneur
joueur peut être plus efficace qu'entraîneur dans la
mesure où il a un niveau de jeu au dessus. Maintenant être
seulement entraîneur permet d'avoir plus de recul, plus
d'analyses.
4 - Aujourd'hui le terrain te manque t-il ou ton rôle d'entraîneur est il suffisamment prenant ?
Franchement, j'ai bien tourné la page, même si je suis persuadé que le rugby actuel est plus intéressant qu'avant, j'entends au niveau sportif. Je trouve que l'entraîneur peut être plus influent avec la préparation des lancements de jeu, la préparation physique! Dans la mesure où les joueurs adhérent comme toujours !
5 - Le SCUF que
tu as connu dans les années 80" a t-il changé par rapport
à aujourd'hui ? Si oui, en quoi ?
Certaines choses ont changé mais c'est
toujours le " bordel " organisé, c'est
toujours l'auberge espagnole, " j'espère
que Javier comprendra ". Mais je trouve que c'est
plus difficile, j'ai l'impression qu'avant
certains avaient plus de moyens pas uniquement financiers, mais
aussi au niveau de la disponibilité.
6 - As tu quelques gros souvenirs scufistes, sportifs ou pas, à nous faire partager ?
De grosses rigolades de 3eme mi-temps et surtout ma première sortie avec Daniel BOUREL. Je venais d'arriver à Paris depuis deux jours .C'était un jeudi soir dans la dynamique soirée d'intégration ce fut assez formateur et culturel. Mais mon meilleur souvenir c'est la tournée à Madagascar en Août 1990. Je suis même resté une saison de plus au SCUF à cause ou grâce à cette tournée.
Bien sûr, je garde pas mal de contact avec des joueurs de cette époque. Mais, c'est marrant, pas toujours avec ceux avec lesquels j'étais le plus proche à l'époque. Tu sais, souvent le Rugby c'est comme les histoires d'amour. Je dirai pas " qu'en général cela fini mal " comme dans la chanson, mais tu passes des périodes de ta vie à voir des gars 3 à 5 fois dans la semaine, à la vie à la mort, la garde prétorienne, tu les côtoies plus que ta petite amie et le jour où tu changes de club tu passes à autre chose. C'est la vie, tu les retrouves au hasard d'un match du tournoi des cinq nations dans un des bar près du Parc des Prince. Pour cela le stade de France (sdf) manque de point de chute.
7 - Côté
sportif, alors que le championnat commence dans plus d'un mois,
as tu une idée des ambitions que le SCUF peut avoir cette année
?
Tout simplement être champion de France. Je sais que cela va en faire rire plus d'un. Mais j'en ai assez de ce manque d'ambition chronique. Tu ne peux pas savoir combien je râle de la saison de la remontée en division d'honneur(2005-2006) où je pense que nous avons vraiment raté quelque chose. Tu vois je ne parle même pas de la remontée en fédérale 3 qui va forcément avec. Je crois vraiment à ce genre d'aventure sportive qui se transforme en aventure humaine qui fait que plus tard les mecs auront des choses à se raconter. Le SCUF, c'est difficile. Tu t'entraînes à deux endroits diffèrents. Tu joues encore dans un autre arrondissement, le gardien te vire du stade si tu as une minute de retard (tiens une chose dont je ne me rappelle pas de ma première période d'entraîneur) tu n'oas pas de lieu de vie, d'espace de reconnaissance. Même si je râle souvent après mes joueurs, à cause d'un certain laxisme, absence d'ambition, je leur reconnais beaucoup de mérites.
Se donner cette ambition demande beaucoup d'efforts, d'exigence, ne pas se relâcher, ne pas se donner d'excuse, être ensemble au bon moment, sur le terrain avec le même état d'esprit, C'est ce que Manu et moi, nous allons essayer d'insuffler à ce groupe dans lequel je crois beaucoup et je suis sûr qu&rsquoils en ont les moyens. Cette saison, beaucoup de joueurs nouveaux, qui ont le potentiel de joueur en 1ère. J'espère qu'ils vont " booster " le groupe, remettre en cause les anciens, " les habitués " et par ce phénomène là, ces derniers vont progresser, se " battre " et se remettre en cause.

8 - Si tu avais une baguette magique, qu'est ce que tu transformerais ou apporterais au club ?
J'ai fait un rêve :
Le SCUF avait acheté une grande et belle péniche. Il
y avait un immense espace où tous les mardis soirs et jeudi
soirs, la plupart des gars venaient manger car une " maman "
faisait les dîners. Les vendredis et samedis le SCUF louait la
péniche et cela faisait rentrer de l'argent. Avec l'argent,
nous organisions des voyages et cela donnait un peu de confort au
club. Il y avait un espace bureau, club house, un espace
buanderie où je portais mes maillots et mes chasubles que je
retrouvais bien propres l'entraînement suivant. Et
Maryse, mon épouse était heureuse !
Si t'as qqchose à rajouter ?
Je te remercie de m'avoir envoyé ce questionnaire. J'ai pris beaucoup de plaisir à y répondre. J'espère que cela fera passer mon message auprès des lecteurs joueurs, des dirigeants avec lesquels j'ai peu de temps pour parler.. Ah le rythme parisien !
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Qu'est ce qu'il devient... |
| Après 3 années passées au poste d'entraîneur de l''Equipe 1, Michel Bonthoux quitte ses fonctions et le club à la fin de la saison 2007-08. Le club n'ayant pas reussi à monter en Federale 3, il préfèrera passer le main. Il rejoint le club de Clamart (Federal 2) où il entraîne l'Equipe Senior. |