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- Sur le Boulevard du SCUF - |
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Frantz REICHEL |

Président du SCUF Rugby
de 1904 à 1919
Président du SCUF Omnisports en 1915
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A 16 ans, en 1888, Frantz Reichel décide de
réunir quelques camarades du lycée Lakanal de Sceaux
enthousiasmés par les sports naissants autour de lui. Il
fonde et prend la présidence de la première Association
athlétique de Lycée. C'est la première en date des
groupements sportifs universitaires. Il participe et gagne la première finale du championnat de France, en 1892, avec le Racing-Club-de-France. Sa grande histoire avec le bouclier de Brennus ne fait alors que commencer. En 1893, il est à nouveau en finale, mais le Racing s'incline devant le Stade Français. Il sera une seconde fois champion de France de rugby, en 1900, avec le Racing face au Stade Bordelais. On peut affirmer qu’il fut le grand prêtre du sport. Un pionnier aussi, puisque le 19 février 1893, au sein d’une formation parisienne, il dispute les deux premières rencontres du rugby français en terre britannique, à Edimbourg et à Richmond, en 48 heures (avec Henri Amand et Louis Dedet). Il obtiendra par la suite la carte n°2 d’international français pour ce fait d'armes, sans avoir participé à un seul match officiel ultérieur avec la sélection nationale, car le 1er fut joué en 1906 contre la Nouvelle-Zélande à Paris . Un ‘’échange culturel’’ qui irait, on le sait, en s’intensifiant, car les clubs de la capitale comptaient dans leurs rangs des étudiants anglais et écossais. En 1900, il est le Capitaine de l'Équipe de France de Rugby qui remporte les Jeux Olympiques de Paris.
Frantz Reichel rejoint le SCUF en 1904 et
succède à Charles
Brennus à la présidence du SCUF Rugby. Brennus
délègue le poste afin de gérer au mieux les destinés
du rugby français et de l'équipe de france. C'est un
évènement majeur au sein du club. Reichel est un
réaliste qui a le courage de ses opinions, l'habitude et
le ton du commandement et n'est pas partisan des demi-mesures.
Il est attiré par les couleurs "noir et blanc",
car ce club étonne par son ambiance toujours chaude.
Dès son arrivée il prend en charge l'entraînement des
rugbymens et devient capitaine de l'équipe première en
1905 et 1907. Reichel va conduire le SCUF vers les sommets
du rugby français. Ils raccrochent les crampons vers
1908 pour se consacrer à la direction du club. Cela ne l'empêche
cependant pas de participer à des rencontres amicales.
Il sera Président du SCUF Rugby de 1904 à 1919 et
assurera en parallèle la Présidence du SCUF durant l'année
1915.
A l'issue de la guerre, en 1919, Frantz Reichel oeuvre sur deux fronts : celui du SCUF et surtout celui du rugby français. La re-contruction du SCUF assurée, il laisse la Présidence du club à Emile Jackson en 1919. Il prend alors la présidence du Comité central d'organisation chargé d'assurer la constitution et l'indépendance de la FFR qui aboutit le 11 octobre 1920. Il ne délaisse pas son sport, et continue de jouer avec l'équipe des "vétérans" du SCUF. Frantz Reichel reste ensuite proche du club. Il participe à toutes les grandes réceptions, mais consacre essentiellement son temps au journalisme. Il fut journaliste dans Le Figaro (fondateur de la rubrique sportive), L'Auto-Vélo (qu'il dirigera avec Pierre Laffitte), le Sport illustré…, puis président de l'AIPS (Association Internationale de la Presse Sportive — de 1924 à 1932). Il sera ensuite secrétaire général du Comité exécutif d’organisation des VIIe Jeux olympiques de 1924 à Paris — portant aussi sur les fonts baptismaux les premières olympiades d’hiver à Chamonix — et participa à la naissance du Comité National Olympique Français (CNOF), et créa bon nombre des fédérations sportives de notre pays à partir de 1924. Cessant la pratique du sport à haut niveau, Frantz Reichel toucha à plusieurs sports en tant qu’organisateur et dirigeant : arbitre international de rugby, juge de boxe (il arbitra la rencontre Carpentier – Jannette), membre des comités de direction de la Fédération Française de Football et d’Athlétisme, Secrétaire Général du Comité Olympique Français. En 1924 il crée la Fédération Française de BaseBall, la Fédération Française de Hockey, puis la Fédération Internationale de ce même sport. Ce n’est donc pas un passionné de baseball ou de hockey à proprement parler qui fonde ces Fédérations mais une personne voulant structurer le sport amateurisme dans son ensemble. En 1931, Reichel présente le SCUF, dans Le
Figaro, comme une belle société sportive modèle :
"Sous l'impulsion de dirigeants qui ont de leurs
devoirs une saine et haute conception, cette société
est allègrement et obstinément aux vrais et meilleurs
principes sportifs : le respect de l'amateurisme, l'idéal
du désintéressement, le jeu franc, correct, vigoureux
certes, mais sans méchanceté ni brutalité. Depuis 1931 le championnat Junior (Elite A de moins de 21 ans) de rugby porte son nom (Coupe Frantz Reichel), pour honorer son esprit de loyauté et sa franchise, alors qu’il avait fait entrer ce sport dans les collèges dès 1908 en créant un championnat minimes d’académie. Il décède subitement le 24 mars 1932, au Figaro. Georges Bruni recueille son dernier soupir. L'intime relation entre Reichel et le "Bouclier de Brennus" revient alors au goût du jour. Quelques temps après sa mort, son fils Marcel Reichel contacte Georges Bruni : "Dis donc, sais tu ce que j'ai trouvé à la Herelle (la Herelle est un bourg de l'Oise où les Reichel ont un pied à terre), tiens toi bien, le Bouclier il est dans le grenier ! " Joueur, Dirigeant, journaliste, de surcroît, Frantz Reichel aura été, à l’exemple de Pierre de Coubertin et Henri Desgrange, un des grands visionnaires dont la France peut s’enorgueillir aujourd’hui. (FL - ©2009 SCUF) Voir livre 1895.SCUF.2005 L'Autre Rugby - Jean Hospital - Société des Ecrivains.
Quelques autres titres et faits sportifs à son palmarès :
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