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- Sur le Boulevard du SCUF - |
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Felix EBOUE |

| Félix
EBOUE est né le 26 décembre 1884 à Cayenne (Guyane
française). Descendant d'une famille d'esclaves de Roura,
affranchis en 1848, Félix Eboué a eu toute sa vie pour
objectif la défense des droits de l'homme. Fils d'un
chercheur d'or, il grandi à Cayenne puis bénéficie d'une
bourse pour mener à Paris, ses études de droit ainsi
que le cursus de l'école coloniale. Après de brillantes
études à Cayenne, il obtient en 1898 une bourse d'étude
pour la France et part à Bordeaux au Lycée Montaigne. A
Bordeaux, en complément de ses études, Félix Eboué s'adonne
au sport et particulièrement au football et devient
capitaine des "Muguets" du lycée. Avec cette
équipe il se déplace à Strasbourg, en Belgique et en
Angleterre. Ces déplacements lui permettent d'étudier
sur le vif le tempérament des joueurs et des habitants
de la région. Les comptes rendus des journaux régionaux
(Le Phare de Nantes, Le Populaire) enregistraient les
succès de l'équipe bordelaise et rendaient avec
détails, l'entrain et l'adresse d'un joueur noir de
cette équipe auquel était due en grande partie la
victoire. Il obtient à Bordeaux son baccalauréat es-lettres
puis monte à Paris où il mène de front des études de
droit et celles de l'École coloniale (d'où sort l'élite
des administrateurs de la France d'Outre-Mer) et obtient
en 1908 sa licence à la faculté de droit. On le
retrouve alors sous les couleurs du Sporting Club
Universitaire de France, ou il connaît les joies du
stade de 1907 à 1909. Elève-administrateur des colonies, puis administrateur-adjoint en 1910, Félix Eboué est affecté en Afrique Équatoriale Française (AEF). Il est nommé à Madagascar puis en Oubangui. Pour mieux asseoir son administration, il s'efforce d'apprendre les us et coutumes de ses administrés et bientôt, l'origine des manifestations auxquels se livrent périodiquement les natifs du pays (fêtes, cérémonies religieuses, danses, jeux) n'aura plus de secret pour lui. Il va même jusqu'à écrire et faire publier en 1918 une étude sur les langues Sango, Banda et Mandjia. Sa politique administrative basé sur l'épanouissement des valeurs humaines et sociales dans un cadre de concertation et de respect des traditions africaines est très appréciée et il est nommé en 1927 Chevalier de la Légion d'Honneur sur la proposition du Ministre de l'Instruction Publique. Après un passage au Soudan français, il est élevé au rang de gouverneur et nommé en Guadeloupe en 1936. C'est le premier noir à accéder à un grade aussi élevé. En Guadeloupe, il met en pratique son esprit de conciliation dans un contexte social troublé. À l'occasion de la remise solennelle des prix le 1er juillet 1937 au lycée Carnot de Pointe-à-Pitre, il adresse à la jeunesse d'Outre-Mer son célèbre discours "Jouer le jeu" , dans lequel transparaît à la fois son idéal, et son pragmatisme dhomme daction, préoccupé de résultats concrets, dont voici quelques extraits :
En 1938, il est nommé
Gouverneur du Tchad. Sa mission est dassurer la
protection de la voie stratégique vers le Congo. La conférence de Brazzaville
de 1944 qui réunit les dirigeants administratifs des
territoires africains, retient la thèse
assimilationniste de Félix Eboué, mais ce dernier ne
verra pas la réalisation de sa nouvelle politique
coloniale.Il prend une part active à la préparation de
la conférence de Brazzaville (janvier-février 1944),
mais meurt peu après au Caire (Egypte) dune
congestion pulmonaire le 17 mai 1944. La mémoire de Félix Eboué est aujourd'hui rappelée à travers plusieurs monuments et plaques commémoratifs. A Paris, son nom, joint à celui de Daumesnil, se retrouve dans une station du métropolitain. (FL) - Voir livre 1895.SCUF.2005 L'Autre Rugby - Jean Hospital - Société des Ecrivains. |